Luc, un lecteur de Libération: Un témoignage. Un témoignage de plus
du système africain. Il y a deux ans, une course au large entre Marseille et Pointe Noire, au Congo, j'étais de la fête pour une grande société française. Outre l'opération de blanchiment
d'argent que représente cette "course", j'ai eu "l'honneur" de rentrer à Paris dans l'avion privé que la famille Sassou avait affrété pour l'occasion, à une compagnie suisse. Outre la découverte
d'un boeing digne d'air force one, avec services en porcelaine et tout le clinquant qui va avec, j'ai pu constater, avec quelques autres compatriotes rapatriés dans l'avion présidentiel du jour
(pour que madame Sassou rentre au plus vite à Paris, visiblement, elle n'aime pas résider dans son pays et n'était venue que contrainte et forcée pour remplir son rôle de première dame à
l'arrivée de cette course dans laquelle la ville de Marseille est malheureusement impliquée), nous avons pu découvrir toute l'armada de ministres et autres généraux qui rentraient au pays, je
veux dire bien évidemment la France, Paris et les 17 et 16ème arrondissement en particulier... Stupéfaction de ma part, absolument pas habitué à ce genre de déplacement, lorsque nous sommes
arrivés de nuit au Bourget, qu'une lignée de mercedes attendaient les principaux membres de la cour de Sassou pour un départ en vitesse vers leurs appartements, alors qu'à l'intérieur plein à
craquer de l'avion était débarqué et chargé à bord de camions, destination... inconnue de ma part... Autre surprise, aucun contrôle de nos passeports à la sortie de l'aéroport, comme tout a été
traité sur le tarmac, pas l'ombre d'un policier de la PAF... bref, il n'est plus nécessaire de demander comment s'évadent les richesses de l'Afrique, du Congo en particulier, puisque la France
ouvre ses bras et ferme les yeux sur tous les trafics possibles... Voilà juste un témoignage de plus, mais cette fois, j'étais aux premières loges pour y assister...
(Libération 20 juillet 2007).
Akouala
Alain, (Ministre de la Communication ):« A titre personnel étant donné que je suis ministre,
j’ai pris la décision de faire fabriquer en permanence des tables-bancs parce que je veux que le dernier village de ce district, s’il y a une école, qu’il y ait des tables-bancs. Parce que,
l’épanouissement, l’émancipation et la liberté viennent de l’instruction.
A titre personnel, en tant que candidat du parti, je pourrais poursuivre ce que je fais. Les tables-bancs qu’on fabrique, les professeurs que je paie au lycée de Gamboma qui, depuis quatre et
cinq ans n’avait pas de professeurs de Mathématique, de Biologie et de Français. Les résultats au BAC étaient toujours catastrophiques. Pour ce constat, j’ai décidé de surveiller ces profs que je
paie à environ 100 mille Fcfa par mois et je leur dois actuellement de l’argent...
De l'argent dont on ne sait pas d'où il sort. Pendant ce temps l'Etat construit des mausolées à la gloire du colonialisme et finance les courses des voiliers
Djombo-Bomodjo Gilbert: ( Un Préfet ) Tel est le
sens à donner aux propos de Dekamo avec un cœur gonflé de rancœur quand il m'accuse d'être Préfet le matin, l'après-midi Opérateur Economique et Commissaire politique le soir. Préfet, oui, parce
que j'ai bénéficié de la confiance du Chef de l'Etat, comme l'est Dekamo Ambassadeur. Opérateur Economique ? Je le suis depuis 1982. Le groupe dont je suis le Président Directeur Général n'a
jamais souscrit à l'achat d'une maison de l'Etat ni autres biens de l'Etat à Impfondo. Il n'y a donc pas délit d'initié. Le Groupe Gilbert Djombo Bomodjo, par rapport à la municipalisation, a
souscrit depuis la Nation et le dossier accepté comme ceux des autres Opérateurs Economiques. Je pratique des activités agricoles autorisées.
Nguesso Christel Sassou Il a gagné son
procès et en est très content. Cliquez ici .
Des frais d' avocat à coup de millions d' euro, pour un résultat si mince. Dans ce pays corrompu qui manque de tout et où tout se
chiffre en milliards de francs CFA, ces millions auraient pu permettre de bitumer un kilomètre de route à défaut d'offrir quelques tables-banc aux élèves qui s'assoient à même le sol, ou de
réhabiliter en partie nos hôpitaux-mouroirs.
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